En ligne (depuis 20''): 2 Votre IP: 38.107.191.106 , 09 Février 2010
Heure locale à Alger
Module Albert
Vous pouvez consulter le site ahdouche.com dans la
langue de votre choix en choisissant parmi l’une des 51 langues ci-dessous :
Si vous n'aimez pas lire, cliquez sur "Ecoutez" et l'article sera
automatiquement lu en français et à haute voix par votre ordinateur
Village Ahdouche
Localisation d'Ahdouche.
Le village Ahdouche se situe sur la commune d'Iferhounène, à environ 180 Km à l'est d'Alger dans la willaya de Tizi Ouzou en Grande kabylie, Algérie. Il est perché sur un sommet d’une colline à une altitude de 1200 mètres, et est situé au sud-est de la wilaya de Tizi-Ouzou, à quelques 70 km environs du chef-lieu de la wilaya. Ahdouche est limitrophe des villages Aït-N’zar, Bechar à l'Est, Ath-Vouyousef à l'ouest et Iggourès au sud
Population.
Ahdouche compte environ mille habitants, Le village est formé de vingt deux familles regroupées autour de trois grands groupes (Idherma), issus essentiellement des familles: Ath-taayat, Ath-mouhande, Ath-wajjoud, Ath-aagalou, Ath-waali, Ath-mayou, Ath-aayouchène, Ath-ahmedhe, Ath-hendwaayè, Ath-aayè, Ath-yehadj, Ath-aakille, ath-tavethe, Ath-ibuukhasène, ath-saadhi, ath-kassisse.
Les premiers habitants.
La famille «Hadouche», qui s’était installée dans cette colline réputée pour sa sources d’eau appelée « Acharikhe », ce nom de famille est très commun dans la petite Kabylie du coté de la vallée de la Soummame dont les habitants sont attirés par le pays d’IGAWAWENE, l’actuelle région d’Iférhounène, réputait à l’époque pour le courage, la fermeté et la combativité de ses hommes.
Choix de la colline.
Le choix du lieu d’installation est stratégique : sources intarissables d’eaux potables, quelques terres fertiles permettant une agriculture vivrière, l’élevage ; et bien entendu, un sommet d'une colline, site difficile d'accès. De plus, de leur village haut perché, les villageois peuvent voir venir les ennemis de loin et préparer leur défense et leur honneur.
Les photos d'Ahdouche.
Les photos de notre village que vous pouvez voir sur ce site ou sur le forum ont été prises durant mes séjours et ceux de mes cousins et des villageois vivant au village, ou à l'étranger. Je dédie ce site, à « L'DJAMAÂ PAHDHOUCHE », à ma famille, à ma mère, mon père, mes frères et sœurs, cousins et cousines, oncles et tantes… à toutes et tous les villageois, à toutes celles et tous ceux qui nous ont quittés...
Tempête de neige sur la Kabylie
Nous sommes encore à PARIS. Dès les premières heures de la matinée, des informations recoupées faisaient (déjà) état de la tempête de neige sur la Kabylie, la possible fermeture de plusieurs axes routiers reliant le chef-lieu de la wilaya aux autres localités. Les radios et la presse parlaient aussi, avec beaucoup d'insistance, d'« énormes couches de neige » dans tous les villages situés à plus de 900 m d'altitude.
Ce sont ces conditions qui nous ont poussées à prendre nos billets et préparer notre voyage pour aller au fin fond des villages de Kabylie pour constater, de visu, la beauté du paysage et les terribles conditions d'une population résignée à faire face au froid, souvent avec des moyens dérisoires.
Arrivée à Alger le temps est splendide : ciel bleu, température 20 °. Direction Tizi-ouzou où il nous a fallu une gymnastique bien complexe pour pouvoir dénicher une voiture adéquate. Aucune agence de location de voiture n'a acceptée de nous louer un véhicule pour prendre la route des montagnes dans de telles conditions. Cela nous a tout de même pris une demi-journée pour enfin tomber sur un ami d'un cousin qui accepte de nous prêter son propre 4X4 en échange de notre Peugeot 406 pour faire cette montée. A notre grande surprise, cet ami nous propose sa voiture pour aller à notre destination sans poser aucune condition. Il se contentera juste de nous avertir : « La chaussée est glissante et dangereuse... » «...rebrousser chemin au premier circuit que vous trouverez fermé.».
Quand nous arrivons au niveau du barrage, nous sommes immédiatement saisis par l'obscurité et la morosité qui sévissent sur les lieux. C'est à cet endroit que la neige commence à bien recouvrir le sol. A notre surprise, nous nous apercevons que la route n'est pas coupée. Sur les bas-côtés de la chaussée, on aperçoit de la neige fraîchement rejetée sur les côtés pour dégager le goudron. Les chasses neige sont passées par là. Pourtant, apprendra-t-on plus tard, ce même circuit routier était impraticable dans la matinée.
Lorsque nous atteignons Larbâa Nath Irathen, nous sommes frappés par la déconcertante morosité qui règne sur les lieux. On dirait que la ville est vidée de ses habitants. Même les badauds, habituellement très "actifs" à cette heure de la journée, sont invisibles. Mais, soudain, des nuages blancs couvrent la région de Fort National et une tempête, aussi brusque que violente, s'abat sur nous. Les vents sont forts et la neige recouvre de plus en plus la chaussée. Cette dernière devient dangereusement glissante. La visibilité est presque nulle. Entre-temps, notre chauffeur devient moins aventurier et beaucoup plus prudent. Désormais, on commence à nous poser des questions sur notre intention de continuer la montée vers Michelet. Nos appréhensions sont renforcées par les dernières infos météo diffusées par la radio et qui annoncent l'arrivée de nouvelles perturbations et un nombre hallucinant de routes coupées. "Même si nous défions la chaussée glissante, il nous sera impossible de rejoindre d'autres localités. La neige finira par nous isoler. Il vaut mieux s'arrêter ici à Fort National !" C'est avec ces mots que mon oncle essaye de nous convaincre, enfin, de la nécessité de mettre un terme à notre mission. Nos téléphones ne cessent de sonner, des membres de notre famille nous appellent pour nous indiquer les routes dégagées pendant que le Village s'organise pour nous venir en aide...
Béni Abbès
Béni Abbès : la perle de la Saoura en quête de son aura perdue.
De par ses potentialités immenses, elle ambitionne d'être à nouveau une destination touristique comme à la belle époque.
Il ne faut pas sortir d'une grande école du tourisme pour s'en apercevoir : la région de Béni Abbès peut légitimement prétendre au statut de grande destination touristique. C'est qu'elle recèle de formidables potentialités touristiques qui laisseront pantois d'émerveillement les amoureux du beau. Sa vocation touristique, elle l'affiche fièrement comme on arbore de beaux bijoux pour plaire à des convives. Mais la beauté de la perle de la Saoura, qu'on appelait dans les années 1970 l'oasis blanche, est naturelle, sans fard. Juste à l'entrée de la ville, une belle et grande palmeraie longe la rive de l'oued Saouera qui, après avoir irrigué une flopée de ksour de la région, part mourir quelque part à Adrar. Un peu plus haut, à droite, est implanté, au cœur même de la palmeraie, le vieux ksar où chaque famille dispose d'une habitation qui donne sur un jardin. Classé patrimoine universel, ce fouillis de maisonnées est un véritable joyau architectural qui, avec une plus grande médiatisation, drainera des bataillons de touristes. À gauche, juste derrière le théâtre où se tenaient les festivités du Mawlid, s'étend le quartier des colons où se trouvent le musée et le zoo qui malheureusement ne sont plus ce qu'ils étaient. Et pour rejoindre la ville tout en haut, il faut emprunter une route ceinturée par des arcades. À mi-chemin, on aperçoit à sa gauche une vaste bâtisse : c'est l'hôtel Rym, une belle structure forte de 120 chambres, qui, pour cause de manque de rentabilité économique, pourrait être converti, dans un proche avenir, en une école de tourisme. Une bonne décision ? Pas sûr. C'est que son emplacement - c'est son atout-maître - est unique. Tout en dominant la palmeraie, il s'adosse à la grande dune qui, le soir, est prise d'assaut par les habitants de la ville, hommes et femmes, histoire de profiter de la fraîcheur vespérale et se retrouver avec des amis après le retranchement diurne de plusieurs heures imposé par le soleil. L'été, beaucoup de nationaux viennent ici pour s'ensevelir sous son sable cuisant dans l'espoir de guérir de leurs rhumatismes. C'est au pied de cette gigantesque dune où, pendant l'hiver, on s'adonne au ski sur sable que se tiennent les festivités des nuits métisses qui, chaque fin décembre attirent bien du monde. Le terrain est convoité par une dame qui veut implanter une auberge. C'est dire que cet établissement hôtelier est dans un site incomparable. Il faut aller à l'autre extrémité de la ville pour trouver un lieu aussi beau que stratégique : celui où est construit l'hôtel Le Grand-Erg qui, du temps de la France, se nommait hôtel Citroën. De sa terrasse s'offre un tableau paradisiaque : la palmeraie et l'oued qui, dans leur entrecroisement, forment un scorpion. À l'arrêt depuis 6 ans, il a été repris fin 2008 par un jeune investisseur algérois, chef d'une entreprise de nettoyage à Alger. L'établissement ayant subi beaucoup de saccages, M. Sahnoun a engagé, depuis février, des travaux de réfection qui lui ont coûté les yeux de la tête. De ses différents voyages à l'étranger, il est revenu la tête pleine d'idées qu'il compte mettre en œuvre avec l'acquisition de son hôtel. "Au début, j'ai failli abandonner vu l'état où se trouvait l'établissement. J'ai envie de faire quelque chose de convivial, de familial où ceux qui viendront y séjourner seront à l'aise", explique-t-il. Et comme l'effort est toujours récompensé, une partie de l'hôtel sera ouverte avant la fin de l'année. Mais il ne veut pas en rester là : il compte aussi solliciter un crédit bancaire pour construire une piscine, acquérir un ou deux minibus pour assurer le transport à ses clients à partir de Béchar et créer une agence de voyages en travaillant en partenariat avec des gens de Béni Abbès. La réussite sera-t-elle au bout de son aventure entrepreneuriale ? "Je suis optimiste à plus forte raison que le ministre du Tourisme a affiché sa volonté de venir en aide aux régions touristiques. J'ai le pressentiment que mon projet va réussir", confie-t-il.
À quelques centaines de mètres d'ici, on découvre l'Hermitage du père de Foucauld, construit en 1905 et aujourd'hui tenu par sept de ses disciples qu'on appelle les frères et sœurs de Jésus. Alentour, un jardin et la maison des sœurs. Humains et tolérants, ils sont très appréciés à Béni Abbès au point d'être invités à des fêtes religieuses ou autres. Un des leurs est mort il y a quelques mois des suites d'un accident. Il a été enterré ici. Autres richesses dont peut se targuer Béni Abbès : les gravures rupestres de Marhouma, à 30 km de la ville ainsi que la muraille de Chine, des monticules naturels qui ressemblent à la merveille de l'empire du Milieu.
C'est dire que la perle de la Saoura peut développer plusieurs formes de tourisme : saharien, religieux, sanitaire, culturel, scientifique, etc. Et elle dispose d'un réseau associatif assez dynamique qui est en relation avec des associations étrangères. L'exemple de l'Association de développement de l'agriculture saharienne, du tourisme et de la protection de l'environnement dont le coordinateur est Touhami Merzougui est édifiant. Mais y a-t-il vraiment du tourisme à Béni Abbès ? C'est presque l'Arlésienne : tout le monde en parle, mais on n'en voit pas la trace. Ce ne sont pas les centaines d'inconditionnels touristes étrangers qui y viennent presque chaque année qui attesteront du contraire. Pourtant, il fut un temps où la chaîne de touristes étrangers qui veulent faire le change va de l'actuel siège de la Badr à l'hôtel Rym. Des Français, des Allemands, des Espagnols, des Italiens, des Américains, il y en avait de toutes les races. C'était la période faste de Béni Abbès. Encore que ces dernières années, l'activité touristique a repris quelque peu. Question : où en sont les préparatifs pour la présente saison touristique ? "Nous sommes en train d'apporter les dernières retouches pour le festival musical Les nuits métisses qui va se tenir fin décembre. Les contacts avec la partie française (une association de la région marseillaise) sont entamés pour avoir une idée sur le nombre de personnes qui vont venir. En outre, on compte aussi organiser, en mars prochain, les festivités du Mawlid qui attirent beaucoup de monde", détaille M. Bouhada, P/APC, RCD.