Algérie : opportunités pour les gros capitaux

Si Hadj Mohand Abdenour

Pour ceux qui ne connaissent pas l'Algérie, il est difficile de se représenter l'étendue de son territoire et des richesses naturelles qu'elle recèle. Ces richesses qui ne demandent qu'à être exploiter, moyennant quelques études technico économiques peu coûteuses, tant la rentabilité n'est plus à démontrer.

Déjà, dans un passé lointain, des missions scientifiques pluridisciplinaires  engagées par les expéditions coloniales, ont eu à rendre compte de façon irréfutable de l'importance et de la diversité de ces trésors qui , s'ils sont aujourd'hui rationnellement exploités, rendraient des services inestimables à la nation et à l'humanité entière.

En fait c'est de l'ensemble du Maghreb qui s'étend d'Est en Ouest qu'il  s'agit, non seulement au plan économique mais, qui ne cesse d'attirer toutes les convoitises y compris militaires pour sa position géostratégique.

Mais ! Arrêtons nous à la chose économique et faisons que les

Visions apocalyptiques soient éloignées de ce paradis africain. Que ses 80 millions d'âmes soient regardés comme des acteurs dans cet élan de développement socio économique et des consommateurs aspirant à un mode de vie moderne.

Malgré les longues périodes de colonisation, les richesses sont presque intactes, aujourd'hui, à l'exception de quelques minerais exploités, du pétrole et du gaz.

En premier lieu là ou  il y'a beaucoup à gagner c'est dans le domaine de l'agriculture. Car l'Afrique du nord a, dans son passé lointain, non seulement nourri ses propres habitants mais a fourni les raisons à une invasion d'autres peuples en quête de nourriture, de travail et de bien être.

C'est l'agriculture qui commença à polariser l'attention des scientifiques engagés dans cette conquête des territoires indigènes.

Les fruits, les légumes, les eaux, le climat, les animaux, la nature, rien n'est laissé au hasard.

L'Afrique du nord, pourrait retrouver sa place d'antan, avec

Un plan de développement qui allie recherche et action.

Avec le développement agricole en général c'est les secteur de l'agro industrie, de l'élevage qui doit suivre et dont la région a grand besoin. Voilà, sans avoir à démontrer plus, un secteur très porteur pour les investisseurs locaux ou étrangers. Certains l'ont déjà bien compris et Danone Algérie en premier, pour être un vieux routier de la transformation du lait. Lactalis, après quelques hésitations a, lui aussi, fini par se décider.

Compris, Danone Algérie entre autres, pour ne citer que ce professionnel du lait ;le beurre se fait dans le lait.

Le tourisme n'a pas connu le développement qui sied à la nature géographique de la contrée qui se particularise avec son relief, son climat- ses ressources thermo-minerales largement vantées pour ses cures thérapeutiques incomparables par les scientifiques.

Les infrastructures d'accueil, voilà l'axe sur lequel les investisseurs pourraient diriger leur action. 

En Algérie, malgré quelques réalisations de haut standing

L'hôtellerie  n'a connu  un essor qui lui sied. La pénurie de chambre se fait de plus en plus criarde, surtout pendant les occasions exceptionnelles, parfois sur un rayon de plus de 100 km autour de la Capitale.

La grande distribution avec les disparition des grandes surfaces étatiques EDG et SEF n'a pas été suivi des investissements privés à l'exception de quelques tentatives de promoteurs  algériens  et magasins test étrangers mais, rien ne permet de dire aujourd'hui que la formule est trouvée pour  répondre aux besoins multiples de la population. Les superettes  qui prolifèrent dans presque  toutes les villes d'Algérie ne risquent pas de répondre à la demande du consommateur car elles ont  tendance à être orientées  vers l'alimentaire.

On est donc loin des grands magasins européens ou même tunisiens où le consommateur peut satisfaire tous les besoins.

L'implantation du magasin test Carrefour n'a servi en fait qu'à des fins d'études de marché par le promoteur pour les informations qu'il a permis de fournir.

La restauration- la prolifération des gargotes et pizzerias et autres fast food n'a pas été de nature à améliorer la disponibilité des produits varies  et de qualité, malgré une demande de plus en plus croissante

Au niveau consommations intermédiaires tout reste à faire

Le secteur des services est mal approché par les investisseurs- on voit se proliférer les téléphone mobile.

Le conditionnement de certains produits alimentaires selon les normes internationales aurait pour effet immédiat de booster les exportations dans le secteur  de l'huile d'olive et produits de l'agriculture, de l'apiculture

La sous traitance est totalement délaissée alors qu'elle pourrait fournir des profits

Incroyables. Le recours à l'importation est devenu systématique, quand c'est tout simplement

C'est les consultations qui s'éternisent sans donner de bons résultats, en attendant l'outil de production est en congé

 

Sihadj.abdenour

Consultant auprès de

RDC-ALGERIE