Les forêts d'Ain El Hammam continuent de rétrécir d’hiver en été, sans que personne ne se préoccupe de l’avenir environnemental de la région.

L’été, le feu fait des ravages dans la région. Entre incendies d’origines inconnus et ratissages de l’armée, la forêt brûle.
En hiver, le bruit effrayant des scies qui dévorent le bois nous en apprend assez pour savoir que ces forêts sont en grand danger.
En ce début d’hiver, les camions quittent Ain El Hammam la benne remplie de bois, volé sauvagement à la nature dont le territoire s’amenuise de jour en jour, sans qu’aucune mesure ne soit prise pour empêcher ce carnage.
La population qui profite pleinement de ce produit qui, contrairement au gaz ou à l’électricité est gratuit, utilisé l’hiver pour se réchauffer. Sans pour autant condamner cette dernière, qui n’a pas vraiment le choix vu le prix des énergies et les salaires des familles.
Le seul coupable de cette situation est donc l’état qui ne propose rien aux populations des montagnes pour se chauffer l’hiver, qui est d’ailleurs, en toute logique, plus rude dans ces régions qu’en ville.
Les montagnards n’ont jamais cessé de réclamer le gaz de ville, qui 45 ans après l’indépendance de l’Algérie n’a toujours pas montré le bout de son nez. Quand on sait que l’Algérie est un gros producteur de gaz et de pétrole, c’est à ce demander ou vont ces richesse ?
Par Amazigh