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LES HISTOIRES NAIVES ET ABSURDES DE DJEHA N° : 60

Sauvetage à la corde



Un homme grimpa à un arbre et n’arrivait pas à en descendre. Djeha, qui passait par là, lui dit qu’il pouvait l’aider. Il prit une longue corde et en donna un bout à l’homme.
- Attachez là autour de votre taille.
- Que faites-vous, Djeha effendi ? Dirent les autres passants. Vous ne pouvez pas sauver un homme perché sur un arbre de cette manière !
- Faites-moi confiance, j’ai déjà essayé cette méthode et elle a été efficace.
L’homme attacha la corde autour de sa taille et Djeha
tira sur l’autre extrémité. L’homme tomba à terre et fut sérieusement blessé.
- Regardes le résultat Djeha ! dit la foule
- J’ai pourtant sauvé un homme comme ça, mais je ne me souviens pas si c’était d’un arbre ou d’un puits !

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LES HISTOIRES NAIVES ET ABSURDES DE DJEHA N° : 61

Djeha, son père et les chaussures volées



Les enfants du village passent leur temps à taquiner Djeha et à s'amuser à ses dépens. Un jour, ils le défient de grimper à un arbre, en lui disant qu'il n'en est pas capable. Djeha accepte le défi et, retroussant ses manches et se déchaussant, il grimpe. Une fois là-haut, les enfants lui volent ses chaussures. Ce qu'il constate une fois redescendu. Il s'en va alors à travers les rues du village, criant :
- Qu'on me rende mes chaussures sinon je vais faire comme a fait mon père autrefois.
Entendant cela, les anciens du village s'empressent de lui en acheter une autre paire, craignant qu'il ne mette sa menace à exécution. Cependant, quelqu'un lui
demande :
- Mais qu'a donc fait ton père quand on lui a volé ses chaussures ?
- Ce qu'il a fait, répond Djeha, il est allé en racheter une autre paire au marché.

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LES HISTOIRES NAIVES ET ABSURDES DE DJEHA N° : 62

Faire de son mieux



Djeha avait un bSuf avec des cornes magistrales, en arc de cercle. Son désir le plus cher était de pouvoir prendre place entre les cornes pour conduire l'animal.
Un jour que le bSuf somnolait, il s'en approcha à pas feutrés et tenta de s'asseoir entre les larges cornes.
Réveillé, l'animal secoua sa tête et projeta Djeha à terre. Il tomba sur la tête et s'évanouit. Le voyant ainsi, sa femme le crut mort et se mit à pleurer. Djeha ouvrit les yeux et la consola :
- Ne pleure pas, ma chère ! J'ai fait de mon mieux, j'ai été sérieusement blessé mais j'ai finalement réussi à faire ce dont j'ai toujours rêvé.

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LES HISTOIRES NAIVES ET ABSURDES DE DJEHA N° : 63

Grand ou petit verre ?



Djeha est invité par son ami Mokhtar à prendre le thé sur sa terrasse. Pour faire croire, aux voisins qui les observaient de leurs terrasses toutes proches, qu'il était généreux, il donna à Djeha un très grand verre, mais qui ne contenait qu'un doigt de thé.
- Donnez-moi une corde, pour que je l'attache à ma taille, s'écria Djeha, assez fort pour les voisins l'entendent.
- Tu perds la raison, Djeha, dit Mokhtar.
- Au contraire, rétorqua Djeha, Si je tombe au fond du verre, comment veux-tu-m'en sortir sans corde ?
Ayant compris l'allusion, son ami lui amena cette fois-ci un tout petit verre qu'il remplit à ras bord.
- Donnez-moi une corde, s'écria à nouveau Djeha, pour que je l'attache au verre.
- Cette fois, tu es complètement fou, dit Mokhtar.
- Si j'avale le verre, dit Djeha à la grande hilarité de l'assistance, comment ferai-je alors pour le sortir de mon estomac ?

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LES HISTOIRES NAIVES ET ABSURDES DE DJEHA N° : 64

J'aurais fait comme mon père



Djeha perdit sa selle dans la ville où il s'arrêta pour passer la nuit. Il dit alors aux gens du village :
- Où vous trouvez ma selle ou je sais ce que je ferai.
Alarmés par ces propos, les paysans cherchèrent partout, sans rien trouver. Ils revinrent à l'hôtel de Djeha et le virent en train de seller son âne. Avant qu'il ne l’achète à 500 dinars.
Un beau jour, Djeha décida de faire une visite à une ville voisine. Comme il se préparait à partir en voyage, sa femme l'a vu enfermer sa hachette dans le coffre mural.
- De qui caches-tu cette hachette ? Demanda-t-elle.
- Bien, si tu veux vraiment le savoir, je la cache de notre chat.
Sa femme fut évidemment surprise par sa réponse.
- Excuse-moi, mais peux-tu me dire ce que notre chat ferait avec ta hache ?
- Ma chère femme, si notre chat est excité par un morceau de foie valant à peine 10 dinars, il deviendrait
complètement fou s'il pouvait avoir une hachette en valant 500.

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LES HISTOIRES NAIVES ET ABSURDES DE DJEHA N° : 66

La véritable question



Djeha était chez lui, en train de préparer un tajine. Une fois le plat réchauffé, il le retire du feu et verse un seau d'eau pour éteindre les flammes. Djeha reste interdit, comme si c'était la première fois qu'il remarquait la fumée et le bruit produits au contact de l'eau sur le feu. Il se précipite hors de chez lui et se rend à l'autre bout du village où habite un vieillard réputé pour sa grande sagesse. Djeha déboule dans la cuisine, où l'homme vénérable était assis à attendre que son tajine soit cuit. Il prend le plat, le renverse par terre et jette de l'eau sur les flammes pour les éteindre. Ensuite il se retourne vers le sage :
- Dis-moi, noble sage, j'ai une question à te poser. Peux-tu me dire, de l'eau ou du feu, lequel a produit cette fumée et ce bruit ?
Le vieil homme s'assoit un moment, regarde Djeha, puis son repas répandu sur le sol. Enfin il se lève et donne une gifle retentissante à Djeha :
- Dis-moi, Djeha, j'aimerais d'abord que tu répondes à ma question. De ma main ou de ta joue, laquelle a produit le bruit que tu viens d'entendre, et la douleur que tu as certainement ressentie ?

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LES HISTOIRES NAIVES ET ABSURDES DE DJEHA N° : 67

L'argent cash



Djeha a ouvert à son créancier qui avait plusieurs fois frappé à sa porte pour réclamer le remboursement de ses créances.
- Bientôt, dit Djeha, je te rembourserai bientôt.
- Mais quand ? Demanda l'homme.
- Écoute ! J'ai semé des graines d'épine dans la rue, le long du mur.
- Et alors ?
- Quand la graine fleurira, nous aurons beaucoup d'épines au printemps.
- Oui, sans doute ! Alors ?
- De nombreux troupeaux de moutons passent par cette rue. Lors de leur passage, ils laisseront un peu de leur laine sur les épines. Je collecterai cette laine et ma femme la filera. Alors, la suite est facile à deviner ! Je vendrai le fil sur le marché et ainsi je te rembourserai ma dette.
L'homme éclata de rire à l'évocation de ce plan ridicule.
Alors Djeha lui dit :
- Maintenant que tu as senti l'argent cash entre tes mains, tu peux te permettre de rire, espèce de fripon !

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LES HISTOIRES NAIVES ET ABSURDES DE DJEHA N° : 68

Le chant du rossignol



Alors qu'il était enfant, Djeha grimpa à un figuier et se mit à en manger les figues. Il fut aussitôt pris par le propriétaire du verger qui lui demanda :
- Qui es-tu ? Que fais-tu sur mon arbre ?
- Je suis un rossignol, lui dit Djeha.
- Si tu es vraiment un rossignol, répondit le propriétaire, alors fais-nous entendre ton chant.
Djeha émit des sons étranges, essayant d'imiter le rossignol.
- Quel genre de rossignol es-tu ? Dit l'homme. Un rossignol ne chante pas comme ça !
- Effectivement, dit Djeha, ceci est la manière dont chante un jeune rossignol inexpérimenté.


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