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Mercredi 18 Juillet 2018
à 19:39
Ahdouche sous la neige en mars 2007
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Ahdouche sous la neige

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Nous sommes encore à PARIS. Dès les premières heures de la matinée, des informations recoupées faisaient (déjà) état de la tempête de neige sur la Kabylie, la possible fermeture de plusieurs axes routiers reliant le chef-lieu de la wilaya aux autres localités. Les radios et la presse parlaient aussi, avec beaucoup d'insistance, d'« énormes couches de neige » dans tous les villages situés à plus de 900 m d'altitude.


Ce sont ces conditions qui nous ont poussées à prendre nos billets et préparer notre voyage pour aller au fin fond des villages de Kabylie pour constater, de visu, la beauté du paysage et les terribles conditions d'une population résignée à faire face au froid, souvent avec des moyens dérisoires.


Arrivée à Alger le temps était splendide : ciel bleu, température 26 °C et le soleil brillait... Direction Tizi-ouzou où il nous a fallu une gymnastique bien complexe pour pouvoir dénicher une voiture adéquate. Aucune agence de location de voiture n'a acceptée de nous louer un véhicule pour prendre la route des montagnes dans de telles conditions. Cela nous a tout de même pris une demi-journée pour enfin tomber sur un ami d'un cousin qui accepte de nous prêter son propre véhicule (un 4X4) en échange de notre Peugeot 406 pour faire cette montée. A notre grande surprise, cet ami nous propose sa voiture pour aller à notre destination sans poser aucune condition. Il se contentera juste de nous avertir : « La chaussée est glissante et dangereuse... » «...rebrousser chemin au premier circuit que vous trouverez fermé.».

Quand nous arrivons au niveau du barrage de Taksebt, nous sommes immédiatement saisis par l'obscurité  et la morosité qui sévissent sur les lieux. C'est à cet endroit que la neige commence à bien recouvrir le sol. A notre surprise, nous nous apercevons que la route n'est pas coupée. Sur les bas-côtés de la chaussée, on aperçoit de la neige fraîchement rejetée sur les côtés pour dégager le goudron. Les chasses neige sont passées par là. Pourtant, apprendra-t-on plus tard, ce même circuit routier était impraticable dans la matinée.

Lorsque nous atteignons Larbâa Nath Irathen, nous sommes frappés par la déconcertante morosité qui règne sur les lieux. On dirait que la ville est vidée de ses habitants. Même les badauds, habituellement très "actifs" à cette heure de la journée, sont invisibles. Mais, soudain, des nuages blancs couvrent la région de Fort National et une tempête, aussi brusque que violente, s'abat sur nous. Les vents sont forts et la neige recouvre de plus en plus la chaussée. Cette dernière devient dangereusement glissante. La visibilité est presque nulle. Entre-temps, notre chauffeur devient moins aventurier et beaucoup plus prudent. Désormais, on commence à nous poser des questions sur notre intention de continuer la montée vers Michelet. Nos appréhensions sont renforcées par les dernières infos météo diffusées par la radio et qui annoncent l'arrivée de nouvelles perturbations et un nombre hallucinant de routes coupées. "Même si nous défions la chaussée glissante, il nous sera impossible de rejoindre d'autres localités. La neige finira par nous isoler. Il vaut mieux s'arrêter ici à Fort National !" C'est avec ces mots que mon oncle essaye de nous convaincre, enfin, de la nécessité de mettre un terme à notre mission. Nos téléphones ne cessent de sonner, des membres de notre famille nous appellent pour nous indiquer les routes dégagées pendant qu’au  village ils s’organisent pour nous venir en aide...